Inscrite en thèse à l'École polytechnique sous la direction de Michel Bitbol et de Giuseppe Longo, octobre 2008.
Titre de la thèse : " Epistémologie constitutive pour les sciences du vivant : sur la catégorie de causalité en biologie ".
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Ce travail se concentre sur les implications philosophiques de la science biologique. La mise en question du dogme central de la biologie moléculaire et du concept de programme génétique, la montée de la biologie des systèmes, ainsi que l’intervention de la contingence évolutive au cœur des dynamiques biologiques, manifestent que cette science est en train de vivre une véritable révolution paradigmatique. En raison des rétroactions à niveaux multiples entre l’ADN, l’ARN et les protéines, le concept standard, linéaire, de cause se trouve bouleversé. Une enquête critique sur les dynamiques auxquelles les niveaux d'organisation biologiques sont soumis, et sur la légitimité du genre de relations qu’une vision dogmatique suggère tacitement entre le tout de l’organisme vivant et ses parties, met en évidence un nouveau genre de relation causale qui reste inexplicable dans un cadre réaliste. Ce travail se propose donc de réinterpréter dans le cadre d’une philosophie transcendantale le concept de cause utilisé en épistémologie des sciences biologiques. On essaiera en particulier de sortir d'une vision strictement substantialiste qui entraîne des métaphores déterministes, en suivant un parcours de dé-réification de certaines notions spécifiques des sciences du vivant.
Le but poursuivi est de montrer le rôle constitutif (au sens de Kant) des relations causales pour l'objet biologique, en faisant ressortir ses similitudes et différences avec l’objet physique.
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